C’est au début de chaque printemps, lorsque les fjords et les baies se libèrent peu à peu des glaces d’un hiver rigoureux, que la côte Est de l’île de Terre-Neuve devient le théâtre d’un étonnant spectacle offert par Mère Nature. La calotte glaciaire du Groenland se fragmente à nouveau et laisse échapper de nombreux icebergs qui entament dès lors une longue dérive de plusieurs années au gré du vent et des courants marins du Labrador et du Gulf Stream. Poussés par notre volonté et notre soif de découverte, c’est avec détermination que nous avons entrepris cette chasse épique jusqu’aux confins de l’Est canadien dans l’espoir d’approcher ces montagnes de glace. Bravant des conditions météorologiques instables et des températures négatives extrêmes chaque nuit, c’est à bord de notre van que nous avons parcouru près de 6000 km sur terre et sur mer pour un passionnant road trip. Une quête intellectuelle, physique et spirituelle qui nous conduira jusqu’à Fogo Island et la côte sauvage de Joe Batt’s Arm desquels nous avons pris la mer, le coeur battant et des rêves plein la tête.

VOICI NOTRE HISTOIRE...

11 Mai 2018. Cela faisait des semaines que l’on attendait ce moment, pour ne pas dire des mois! Après avoir essuyé un hiver rigoureux à Montréal, nous reprenions enfin la route en direction cette fois-ci de l’île de Terre-Neuve avec un objectif clair et concret: approcher le plus possible d’une de ces énigmatiques montagnes de glace, un iceberg!

Plus motivés que jamais, nous avons chargé les dernières affaires dans le van et pris la route en un éclair tandis que dès les premiers kilomètres, Léon avait su nous montrer son mécontentement à l’idée de repasser plusieurs semaines dans ce petit habitacle! Mais faute de mieux, il devait tout comme nous s’en contenter et puis, nous n’imaginions pas faire ce voyage sans lui!

Près de 1500 km nous séparaient de notre premier vrai point de chute du voyage, le terminal des ferries de North Sydney en Nouvelle-Écosse. Après une première nuit passée à Fredericton au Nouveau-Brunswick sur le parking d’un Walmart, nous avons rallié notre destination dans le milieu de l’après-midi du jour suivant. Ces quelques heures passées à proximité de l’embarcadère de la Marine Atlantic ont été pour nous l’occasion de prendre pleinement conscience de l’aventure que l’on s’apprêtait à vivre. Une traversée de plus de 8h sur un navire gigantesque dans des eaux glaciales qui n’est pas sans rappeler l’histoire du Titanic, dont les naufragés avaient justement été rapatriés sur la côte Sud de l’île de Terre-Neuve!

22h30. Alors que les différentes voies étaient pleines à craquer de camions, de voitures, de campings cars, les sirènes avaient retenti pour annoncer le début de l’embarquement.
Après avoir passé une longue passerelle au dessus des flots, nous devions nous engouffrer dans le navire et descendre les étages jusqu’au fond de la cale, dans un balais rodé et précis. Il nous fallu ensuite évacuer le véhicule en quelques secondes pour ne pas gêner le bon déroulement de l’opération. C’est avec une petite appréhension que nous avons laissé notre Léon dans le van pour une nuit qui s’annonçait malheureusement bruyante et fraîche pour lui…
Nous sommes ensuite montés sur le pont n°7 du navire qui offrait un grand espace lounge avec des fauteuils inclinables et de grandes baies vitrées pour pouvoir admirer la vue au réveil.


Nos informations bonus: le ferry vers Terre-Neuve!

• Le ferry est géré par la MARINE ATLANTIC
• Prix de la traversée North Sydney > Port Aux Basques: 2 adultes + 1 animal domestique + 1 véhicule = 210,40 $
Billets à réserver à l’avance et dès que possible!
(Possibilité de faire la traversée jusqu’à Argentia mais uniquement l’été. Plus cher et 16h de traversée.)
• Durée de la traversée: Environ 7h00
• Possibilité de réserver une cabine pour la nuit, c’est selon votre budget…
• À noter la présence de prises de courant et USB pour recharger le matériel électronique dans les salles communes et dans les fauteuils.
(Cela peut dépendre du navire.)
• Petit bar restaurant ouvert très tôt le matin pour prendre un en-cas ou un café.
À emporter dans votre thermos écologique bien sur! Dîtes non aux emballages jetables!

Le soleil était encore bas dans le ciel lorsque nous avons quitté la côte tandis que nous découvrions les fjords et les montagnes du sud dans une ambiance brumeuse mystique comme nous affectionnons tant.
Nous roulions depuis près d’une heure en direction du Nord lorsque le GPS nous a fait bifurquer sur une route secondaire, la 480. Quittant la monotonie de la Transcanadienne, nous nous sommes retrouvés sur cette petite route sinueuse serpentant entre des lacs et des collines dans un décor sauvage et préservé.
Tout était parfait jusqu’à cet instant où la route repiquait finalement vers le Sud, nous laissant figés devant l’entrée d’une “dirt road” faite de cailloux et de terre. Bien décidés à ne pas rebrousser chemin, nous avons quand même décidé de l’emprunter. Notre détermination s’estompera cependant très rapidement. Après avoir parcouru seulement 5 km en 30 min, il nous fallait malheureusement admettre que nous n’étions pas les mieux équipés pour y circuler. Trop lourd, pas assez de traction ni d’adhérence, etc… Perdus au milieu de ce décor, nous sommes restés quelques minutes à admirer la beauté de cet environnement. Comme bien souvent, il faut parfois se perdre pour vivre des expériences inédites et prendre les bonnes décisions.

De retour sur la Transcanadienne, nous avons roulé jusqu’au point le plus éloigné que nous puissions faire pour ce jour, Grand Falls Windsor. Nous y avons passé la nuit stationnés sur le parking d’un Walmart cette fois encore tandis que les températures, négatives, continuaient à baisser à mesure que l’on s’enfonçait dans l’île…

Réveillés aux premières lueurs du jour, nous avons pris la route le plus rapidement possible en direction de notre premier point de chute de la côte Est, Bonavista. Arrivés au cœur de cette charmante petite ville, avec ses maisons de bois colorées et ses cabanes de pêcheurs, nous étions instantanément plongés dans un décor des plus typiques. Garés près d’une petite digue, nous voulions nous gratifier d’un bon bol d’air marin! La mer était déchaînée au large et le vent faisait rage! Presque trop! Nous apprendrons d’ailleurs, au fur et à mesure des jours passés, que le vent est un élément omniprésent sur l’île!
Et puis, au cours de notre petite marche sur cette plage de galet, nous avons repéré de très loin une petite tache blanche à l’horizon… Un bateau? Cela n’ en avait pas l’air pourtant… Ce n’est qu’après avoir dégainé les jumelles d’un tour de main que nous avons pu constater qu’il s’agissait bien d’un petit iceberg prisonnier de la baie de Bonavista! Quelle chance, un premier iceberg à notre premier arrêt! Bien que trop loin pour être photographié ni même filmé, nous étions cependant très émus de voir dès notre second jour un premier spécimen et nous étions de fait, très confiants pour la suite de notre «chasse»!

Gonflés à bloc, nous avons repris la route pour quelques kilomètres en dehors de la ville jusqu’au Cape Bonavista. Pour s’y rendre, il faut traverser des pâturages verdoyants où se baladent de nombreux chevaux à la robe bai et alezan, avec l’océan en toile de fond en prime. Ces paysages nordiques aux allures britanniques sont tout bonnement somptueux. Et nous n’étions qu’au début de notre émerveillement…

Une fois au Cape, nous avons eu le plaisir d’assister à un enchaînement de perspectives et de points de vue, jouant de falaises et de collines rocheuses sur lesquelles se brisent violemment les vagues. Le bleu étonnement clair et profond de l’eau en contraste direct avec le gris et les tons chaud de la roche et de la pierre était tout bonnement parfait pour nos prises de vues!

Un peu plus haut sur la piste se trouve le Dungeon Provincial Park. Une caverne à ciel ouvert creusée par l’érosion des vagues sur la falaise. Le point de vue de la côte y est encore plus impressionnant qu’au Cape et on prend clairement ici une seconde claque!

De retour à Bonavista, nous étions bien décidés à clôturer cette belle et éprouvante journée en douceur en nous rendant au petit pub/café Walkham’s Gate pour nous délecter d’une bonne bière fraîche! Un peu étonnés, en franchissant la porte, d’y trouver une lignée de “Bandits manchots” avec des gens rivés dessus tel des robots… cela ne nous aura pas empêchés de profiter de ce petit moment tous les deux hors du van et au chaud qui plus est!!!
Stationnés sur le parking derrière le fast food Baie Vista le long de la Campbell street, nous avons passé une nuit tranquille à l’abri du vent marin glacial!

Réveillés au petit matin et après un bon café pour nous réchauffer, nous avons pris la direction d’Elliston, à quelques kilomètres de Bonavista. Un bout de côte sauvage magnifique ou l’on peut s’arrêter pour profiter de petites plages de galets, de falaises et de bonnes balades dans des rochers noirs comme de l’acier. Nous passerons un long moment sur cette côte à profiter de la quiétude de l’endroit, du paysage et du son hypnotisant des vagues.

Un peu plus loin sur la côte, il y a la Sandy Cove et le Puffin Viewing site d’où l’on peut apercevoir des Macareux à partir de la mi-Juin environ. Faute de pouvoir observer ces oiseaux typiques au bec orangé, nous auront néanmoins la chance d’admirer une colonie de Fous de Bassans en plein vol, tourbillonnant tel une tornade dans une faille de la South Bird Island.

Quittant la beauté et la sérénité de la côte, nous avons rattrapé la Transcanadienne pour faire route jusqu’à St John’s. Notre programme était à l’origine de filer directement au Parc National Terra-Nova mais celui-ci n’ouvrait que le surlendemain. De fait, nous étions contraints d’inverser notre programme et c’est pourquoi le choc fut assez rude en arrivant à St John’s…
La ville est imposante, coincée dans une cuvette au cœur de la baie. On y ressent une énergie pesante et étouffante lorsque, au détour d’une balade le long du port, on se retrouve pris au piège entre des immeubles et des navires cargos… Avides de nature, nous n’étions simplement pas préparés pour une si grosse ville à ce moment là du voyage!

Le Pippy Park Campgrounds and Trailer Park est un havre de paix au cœur de l’effervescence de la ville, un petit poumon vert où nous avons pu, sans même sortir du camping, profiter des derniers rayons de soleil du jour et d’un moment agréable au bord d’un petit étang, une petite bière Iceberg à la main, brassée non loin de là, à Quidi Vidi! Il faut savoir se réjouir des plaisirs simples de la vie!
Léon a lui aussi eu droit à son petit instant nature en profitant d’une sortie à l’ombre des arbres! Ce petit fugueur invétéré n’aura pas réussi cette fois-ci à nous fausser compagnie grâce à son nouveau harnais qu’il n’affectionne pas du tout d’ailleurs!
~ Compter environ 45 $CAD pour un emplacement avec services dans le camping Pippy Park Campground ~

Après une bonne nuit, bien qu’un peu fraîche, nous avons profité de la matinée pour nettoyer le van et nous aussi par la même occasion en nous prélassant un peu sous la douche! Après avoir préparé un succulent pudding de flocons d’avoine, bananes et lait de coco, nous avons pris la route vers Signal Hill afin de jouir d’un impressionnant panorama sur la ville et la baie.

Beaucoup trop touristique pour nous, nous sommes vite redescendus dans le downtown pour en arpenter les rues! Difficile, voir impossible de trouver un stationnement gratuit, nous avons finalement dû nous acquitter d’une charge de stationnement de 10$. Nous n’étions finalement pas très à l’aise. Malgré les jolies façades de bois colorées des maisons, le charme de la ville n’arrivait définitivement pas à opérer sur nous. En réalité, l’appel de la nature était bien plus fort que prévu et dès lors que nous avions mis un pied dans la ville, nous ne pensions qu’à une chose, repartir. C’est pourquoi à peine quelques heures après notre arrivée, nous avons donc définitivement quitté l’effervescence de St-John’s en direction du Cape Spear.

Et quel bon choix! Le Cape Spear est absolument incroyable, un endroit incontournable, incontestablement. La perspective sur la côte est somptueuse, les vagues y sont déchaînées et l’eau est encore, une fois de plus, d’un étonnant bleu/vert très profond. Un peu plus haut sur la falaise, le phare d’un blanc immaculé était en contraste total avec le bleu du ciel et de l’eau. Le soleil brillait dans le ciel tandis que nous profitions d’une petite balade sur les rochers au bord de la falaise, les yeux rivés vers l’immensité de l’océan. Quel panorama à couper le souffle! Un instant de grâce que nous avons pu savourer presque seuls, profitant une fois de plus des joies du hors saison!

La suite de notre programme devait nous conduire au Parc National Terra Nova puis Twillingate. C’est pourquoi nous avons pris la peine d’appeler une compagnie de bateau à Twillingate pour faire un point sur la situation des icebergs sur place. Et c’est à ce moment là que le couperet était tombé… Aucun iceberg n’était actuellement signalé dans le secteur de Twillingate…
Emprunts d’une certaine inquiétude, nous avons repris la route en direction du Parc tout en espérant que la situation évoluerait dans les prochains jours. Le reste de la route s’était fait en silence, sous le poids de cette petite mauvaise nouvelle. Arrivés à Clarenville à la tombée de la nuit, nous avons stationné le van sur le parking d’un SOBEY’S. Une soirée placée sous le signe de la discussion au cours de laquelle nous avons pu relativiser et retrouver notre force de conviction pour attaquer dès le lendemain nos premières randonnées du séjour!

Une fois n’est pas coutume, nous avons foncé au Parc National Terra Nova pour être à l’heure d’ouverture du centre d’accueil. Un poste très agréable, bien aménagé, avec des commodités parfaites et même une laverie et des douches à disposition. Royal!
Parce que plusieurs orignaux y avaient été observés, nous avons opté pour le “sentier de la colline ochre” en premier lieu. Plongés au milieu de la foret boréale, de marécages et de lacs, nous embrassions notre première balade en pleine nature avec plaisir! Croisant un panneau nous annonçant un point de vue au sommet de la colline, nous avons sans hésiter, emprunté ce sentier rallongeant de près de 4 km notre sentier d’origine. Nous y croiserons même un randonneur avec un téléobjectif nous informant qu’il avait vu un Orignal sur l’autre versant. Que de promesses! Au sommet, une vue époustouflante et un vent terrible à faire s’envoler la roche! Impossible de tenir correctement debout, c’était complètement fou. Nous y avons croisé un petit Tétras mais malheureusement aucun orignal…

Nous avons ensuite enchaîné par «le sentier de l’Étang Sandy» nous plongeant cette fois-ci dans un décor de sous bois et de tourbière marécageuse. Ce sentier longe l’étang tout du long et offre même en fin de boucle une jolie plage! (sans nul doute artificielle.)

De retour dans le van, la pluie avait commencé à tomber sur le dernier kilomètre, prouvant une fois de plus une météo changeante sur l’île, capable de passer d’un ciel bleu et dégagé à une tempête de pluie en une heure à peine!
En quête de notre lieu de stationnement pour la nuit, nous avons fini dans le petit village de Charlottetown, dans une petite baie protégée au bord d’une plage avec une vue plutôt sympathique, le Tims Point. Notre premier «spot de dodo» classe du voyage! Pas vraiment convaincus dans un premier temps que nous pourrions rester là sans être délogés, nous avons quand même lancé la cuisson d’un de nos bocaux recettes!

"Retrouvez nos recettes en fin d'article"

Après quoi, nous avons finalement passé le van en «position lit» pour ce qui sera notre première nuit vraiment très froide, frôlant les -10°. Ça commençait à devenir un peu hard pour un van non isolé! Nous avons passé la nuit blottis tous les trois sous la couette, car oui, Léon nous aura officiellement servi de bouillotte naturelle tout au long du voyage!

Contre toute attente, ce fut finalement une de nos plus belles nuits! Endormis en silence, avec juste le clapotis de l’eau sur le rivage… Ce fut un réveil tout en douceur pour Nadia qui fêtait ce jour là ses 32 ans, tandis que Léon était resté blotti contre nous un bon moment avant d’émerger et de commencer à jouer! Après un bon p’tit déj’ maison, nous avons pris la route du centre d’accueil pour notre première randonnée du jour, le «sentier côtier». Un petit sentier très simple, idéal pour les enfants, avec un agréable mélange d’odeurs de marées et de sapins. A mi-chemin, on peut également y observer une petite chute d’eau.

Nous avons clôturé notre découverte du parc par “le sentier du terrain de camping” et “le sentier Outport”. Et une fois de plus, ce fut une vraie surprise. Une fois que l’on s’est extrait de la portion qui longe le camping, on s’est retrouvés dans un paysage de marécages avec une petite rivière qui serpente et une végétation aquatique très dense. La lumière en fin de journée y était sublime, on a pu y voir de nombreuses constructions de castors et avec un peu de chance, on aurait même pu y voir des orignaux. Ce qui ne fut pas notre cas cette fois encore malheureusement…

A ce moment du séjour et tandis que nous marchions en direction du camping pour la nuit, nous étions en proie à des sentiments mitigés. De la gratitude par rapport à tout ce que nous avions eu la chance de découvrir mais aussi de la tristesse… Le lendemain, nous devions prendre la route de Twillingate alors qu’aucun iceberg n’y était encore signalé…


Nos informations bonus: le Parc National Terra Nova !

• Site officiel du Parc National Terra Nova
• Un pass annuel par personne pour les tous les parcs nationaux canadiens à 67,70 $CAD.
(Sinon vous pouvez également acheter un pass pour un parc spécifique qui vous coûtera environ 30 $CAD.
C’est selon le parc.)
• Le Newman Sound Camping vous coûtera 23,50 $CAD par nuit pour un emplacement avec services inclus.
Le douche est gratuite et sans limitation de durée.

Après une matinée chaotique passée au lavomatic du camping, la route a été longue et difficile. La nuit avait été glaciale et nous accumulions chaque jour un peu plus de fatigue sans récupérer. Arrivés à Twillingate en fin de journée, nous avons pris le temps de longer un peu la côte mais rien, aucun iceberg et les conditions météo étaient définitivement au beau fixe. Stationnés sur le North Side Rest Stop pour la nuit, nous avons enfin déballé nos sacs de couchages pour parer le froid et nous nous sommes endormis le cœur gros, malgré un magnifique coucher de soleil apaisant, en caressant l’espoir de voir le lendemain un iceberg flotter dans la baie…

Il n’en fut rien, toujours un magnifique ciel bleu et aucun iceberg… Tout était fermé ou presque dans le village. En direction du Crow’s Nest Café sur Crow Head, fermé lui aussi malheureusement, nous avons finalement poussé jusqu’au phare pour profiter d’un panorama dégagé et c’est à ce moment précis que notre aventure a basculé.

Une fois au bord de la falaise, nous avons repéré trois points blancs à l’horizon et après vérification aux jumelles, il s’agissait bien de trois énormes iceberg! La chance nous souriait-elle enfin?

Nous avons alors foncé sans réfléchir chez Iceberg Quest, une des compagnies phares de la ville qui nous avait confirmé la présence de ces trois icebergs sur la côte et qui nous ont proposé d’embarquer dès l’après midi même pour aller les voir. Quel soulagement! Heureux et surexcités, nous avons passé les deux heures précédent l’embarquement à prendre des forces avec un bon repas et à recharger le matériel.
Une fois sur le bateau, on y croyait, on y était! Mais seulement quelques minutes après l’appareillage, un vent terrible avait ramené une perturbation qui nous avait littéralement submergés! Brume, pluie, vagues, impossible d’emprunter le chemin prévu, nous avons seulement pu longer la falaise opposée et sommes rentrés au port trempés et bredouilles… On y croyait tellement…

Ce jour là, nous fêtions nos 10 ans de vie commune et nous rêvions de marquer cette date avec une expérience inédite. C’était raté! Nous avons pris un verre au bar pour noyer notre déception avant de profiter d’une bonne douche chaude et d’une nuit reposante dans un vrai lit. De quoi reprendre des forces et retrouver de l’espoir!


Nos informations bonus: Twillingate et la déception “Iceberg Quest”…

• Prix d’une nuit dans une chambre avec lit double à l’hôtel Anchor Inn Hotel and Suites = 155 $CAD
• Possibilité de boire un verre au Captain’s Pub, le bar de l’hôtel, mais attention un peu cher! Compter 10 $CAD la bière…
• Nous n’aurions jamais pu nous rapprocher de ces icebergs depuis Twillingate en seulement 2h de navigation.
C’est pourquoi nous ne pouvons recommander Iceberg Quest…

Bien que très courtois et sympathiques, nous avons la très nette impression d’avoir été dupés par cette compagnie. Nous avions expressément annoncé notre souhait de voir des icebergs et uniquement des icebergs. Le boat tour ne nous intéressait pas car nous savions qu’à cette période de l’année, nous ne pourrions voir aucune baleine, ni macareux, etc.
Compte tenu de nos nouvelles données, nous pensons que d’un point de vue éthique, ils auraient dû nous prévenir que cela n’aurait justement pas été possible, même en cas de condition météorologique favorable.

Ce jour là, nous avons pu mettre à l’épreuve notre force de conviction et notre capacité à suivre notre intuition. Réveillés avec la sensation d’une gueule de bois, nous avons repris très rapidement la route en direction du phare de la veille pour vérifier que les icebergs étaient toujours là.

Après l’expérience de la veille, nous avions maintenant les outils pour évaluer à peu près la distance à laquelle ils pouvaient être. Et après quelques brèves estimations, nous avons émis l’hypothèse qu’ils devaient être au large de Fogo Island. Soit à plus de 40 km à peu près… En définitive, ils étaient toujours là et nous savions à peu près où ils étaient! Il ne nous restait donc plus qu’ à prendre une décision. Les «chasser» jusqu’à Fogo Island ou continuer notre route en misant tout sur notre dernier spot possible au Nord de l’île, à St.Anthony. Avant de prendre notre décision, nous avons roulé le long de la Jenkins Cove ou nous avions repéré la veille de très beaux endroits pour faire des prises de vues et des photos!

Nous y avons également fait une rencontre inattendue! Interpellés par la beauté d’une petite crique avec ses cabanes de bois sur pilotis, nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route, le temps de quelques photos. A cet instant, un vieil homme est venu nous dire qu’il avait un petit musée dans son cabanon de pêcheur au bout du ponton. Intrigués et curieux, nous l’avons suivi! Et quelle surprise! Cet homme, Melvin Horwood, a reçu la visite de centaines, voir de milliers de voyageurs dans sa petite cabane: il a demandé à chacun de laisser derrière lui un élément marquant ou représentatif de son pays d’origine. Ce qui donne lieu à un fourre tout impressionnant d’objets, de stylos, de pin’s, de briquets et de cartes postales. Une sorte de cabinet de curiosités, témoin émouvant de mémoires passées. C’est avec beaucoup d’émotion qu’il nous a raconté son histoire, sa vie à Twillingate et comment il a pu voyager par procuration à travers le monde entier, grâce à ces reliques précieusement conservées. Une rencontre vraiment marquante qui nous a reboosté comme jamais!
(De passage à Twillingate, essayez d’aller le visiter dans sa petite cabane ici !)

Après avoir entendu son histoire, la question ne se posait plus, nous partions pour une nouvelle aventure, direction Fogo Island! Nous avons parcouru les 70 km qui nous séparaient de Farewell pour attraper le dernier ferry de 15h30! Sur la route, nous avons pris soin de contacter le gérant d’une petite compagnie qui nous avait confirmé que les icebergs étaient bien au large de l’île et qu’il pourrait nous y emmener le lendemain matin, sous réserve de conditions météo favorables, une fois de plus.

Mission accomplie! Nous étions arrivés sans encombre sur Fogo Island après une traversée d’1h15 à peine!
Du pont supérieur, nous avons pu apercevoir au loin avec les jumelles les icebergs repérés depuis Twilingate ainsi qu’une multitude d’autres plus petits. Tout ceci nous annonçait une belle chasse!
Une fois à terre, nous avons foncé en direction du village de Joe Batt’s Arm et le bureau de la petite compagnie Ketanja Boat Tour. Vingt-cinq minutes plus tard, nous y étions! Un petit bureau partagé avec une entreprise de travaux, le seul hic, personne, la porte était close… Après plusieurs tentatives, nous avons enfin réussi à avoir quelqu’un au bout du fil, comprenant ensuite qu’il s’agissait du capitaine et qu’il était en réalité encore en mer aux commandes de son bateau!

En attendant son retour, nous avons rebroussé chemin pour aller observer les icebergs depuis la côte. À cet instant, ils nous paraissaient vraiment proches et loin à la fois. L’ambiance était sublime, le ciel d’un gris franc et sombre, quelques rayons de soleil perçant les nuages venant frapper les icebergs et toutes les jolies maisons de bois rouge. Un peu plus loin dans le village, le spectacle était tout aussi fou, la mer était plane, calme et les cabanes de pêcheurs se reflétaient dans l’eau comme dans un miroir. Ces paysages nordiques de granit polis par le temps ont ce pouvoir de vous transporter dans une autre dimension, la sensation d’être au bout du monde et que le temps s’arrête.

De retour au bureau, nous avons booké la sortie du lendemain matin avec le capitaine qui nous avait permis de rester sur son parking pour la nuit, nous offrant même la possibilité de squatter son wifi après avoir rameuté toute sa famille pour retrouver le code!
La pluie s’était invitée pour la soirée et accablés par la fatigue, nous savions qu’on ne tiendrait pas beaucoup plus longtemps à ce rythme, c’était demain ou jamais!

La nuit avait été terrible et nous n’avons presque pas dormi. La température avait largement dépassée les -10° et nous avait tenus en éveil tout du long… Quand le capitaine était arrivé à 8h, nous avons pu profiter de la chaleur de son bureau et d’un bon café chaud! Le temps était vraiment moyen ce matin là et il nous aura fallu attendre jusqu’à 10h30 le feu vert du capitaine pour nous rendre à l’embarcadère.

Nous avons alors quitté le port avec son petit bateau accompagné de quelques autres aventuriers venus des USA et du Canada continental. Une fois sortis de la baie, le capitaine avait mis le cap sur le plus gros des icebergs visibles au loin. La tension et l’excitation étaient palpables sur le pont avant du bateau!

Une heure de navigation plus tard, nous faisions enfin face à ce mur de glace, l’équivalent d’un immeuble de 3 étages…
C’était déjà magnifique de voir ça de près mais c’était sans compter sur la fourberie du capitaine qui avait fait exprès de l’approcher de ce coté. Car en effet, quelques secondes plus tard, nous étions subjugués par la beauté incroyable du verso de l’iceberg… une forme d’un bleu cristallin se dessinait dans la glace et esquissait la silhouette d’une baleine se jetant hors de l’eau. Le reste de l’iceberg nous a littéralement coupé le souffle, à tous, sans exception. Nous faisions face à une sculpture d’une beauté indescriptible, des formes courbes et ondulées, toute en souplesse, faisant presque penser à des visages. Mais nul ne sert de le décrire plus, les photos et les prises de vues visibles dans le film parlent d’elles mêmes.

Alors que nous étions déjà tous comblés, le capitaine avait alors navigué vers cet autre gros iceberg, un peu plus loin. Encore une fois, les images parlent vraiment d’elles mêmes face à ces beautés de la nature!

Ce que nous pouvons simplement dire, c’est qu’à cet instant, nous savions que l’on venait de vivre une expérience inédite dans notre vie. Pour clôturer cette expérience, nous avons même eu la chance de pouvoir toucher un petit morceau d’iceberg qui dérivait. C’est une sensation indescriptible que de pouvoir tenir entre ses mains quelque chose d’aussi éphémère que de la glace tout en sachant qu’elle est constituée d’une eau douce datant de plusieurs milliers d’années.

Sous le choc, les émotions et les frustrations des derniers jours ont resurgi et ajoutées à la fatigue, nous avons versé une larme de joie, chacun de notre coté. Un moment intimiste très fort et très profond, face à un magnifique témoin de la force de Mère Nature.

Sur le chemin du retour, nous sommes restés silencieux et ce n’est qu’une fois de nouveau à terre que nous avons partagé nos sentiments. C’était fort, c’était fou, nous étions heureux tout simplement et vraiment reconnaissants d’avoir pu vivre cette aventure avec ces gens et cette compagnie.
Ils avaient vraiment le cœur sur la main! Des natifs du coin qui ne se verraient jamais partir ailleurs pour de bon, animés par la beauté des lieux et on a pu ressentir tout leur attachement à leur terre. On dit souvent cela des insulaires, ils nous l’ont à nouveau confirmé et de la plus belle des manières!


Nos informations bonus: Fogo Island et Ketanja Boat Tour!

• Prix du Ferry Aller/Retour entre Farewell et Fogo Island pour 1 véhicule: 34 $CAD
(Acheter le billet directement à l’embarcadère de Farewell)
• Durée de la traversé: Environ 1h15
• Équipement Ferry: Présence de prises de courant et USB pour recharger le matériel électronique.
• Prix de la sortie bateau avec KETANJA BOAT TOUR: 230 $CAD pour 2 adultes

Pas le temps de traîner non plus ce matin là! Il fallait retrouver Léon au van et filer au plus vite vers notre prochaine destination, le Parc National du Gros Morne. La pluie nous avait accompagné une bonne partie de la route tandis que les paysages changeaient peu à peu pour laisser place à une petite chaîne de montagnes! Une fois dans le parc, ce fut la stupeur! Il y avait encore de la neige un peu partout et nous avons même pu voir un magnifique lac entièrement gelé! On était quand même le 23 Mai…

Après un passage au centre d’accueil pour récupérer les cartes et organiser nos deux jours dans le parc, nous avons filé à Norris Point dans l’espoir d’y trouver un spot de dodo pour la nuit et un pub pour fêter nos icebergs! Nous avons trouvé là un très joli et paisible village de bord du fjord, avec une vue imprenable sur les montagnes. Au bout du village, le Cat Stop Bar! Quel dépaysement! Il n’y avait que des locaux dans le bar, des gens qui chantaient, etc. C’était vraiment un moment atypique et folklorique comme nous aimons tant!

La nuit commençait à tomber et après avoir cherché un emplacement, nous avons fini par nous rabattre sur le KOA Campground du Parc National. Il faisait vraiment très froid et la douche chaude du matin pouvait être une bonne alliée pour démarrer la journée du lendemain. Nous arrivions à la fin de notre voyage sur l’île et avons décidé de programmer le surlendemain, le ferry du retour sur le continent car l’escapade sur Fogo Island et le second bateau avaient eu raison de notre budget, nous obligeant à zapper l’extrême nord de l’île et St. Anthony.

Avant dernier jour sur l’île et réveil glacé! Programme du jour chargé avec pas moins de trois sentiers tous très éloignés les uns des autres. Premier sentier très agréable, le Baker’s Brook Falls. Des marécages puis la forêt boréale, de nombreux panoramas et une cascade en trois terrasses; idéale à voir en cette saison car le débit y est très puissant.

Le second sentier du jour était le Western Brook. Le plus connu du parc pour sa vue imprenable depuis le sommet du canyon. Pour se rendre sur la seconde partie du sentier qui mène au fameux panorama, il faut débourser 65$ par personne pour la traversée du lac en bateau. Nous n’avions plus le budget et c’est pourquoi nous avons simplement profité de la première partie du sentier et de la vue du canyon depuis la plaine en contrebas. Au loin l’entrée du canyon semblait former un couloir vers un autre monde, c’était encore une fois vraiment très beau.

Il nous fallait ensuite parcourir pas moins de 100 km pour rejoindre le fameux départ du sentier des Tablelands. Après avoir quitté la Viking Trail, nous avons roulé près d’une heure sur la 431 avant de découvrir au loin ces étonnantes montagnes orangées encore partiellement enneigées!

Et ce n’était que le début! Une fois à l’embouchure du sentier, nous avons pris littéralement une claque! Un paysage de désolation, aride, couleur ocre, on se serait cru sur Mars! Une fois encore, Terre-Neuve nous prouvait qu’elle avait de nombreuses choses à dévoiler! On ne s’attendait réellement pas à trouver un décor comme ça au milieu du Gros-Morne, c’était stupéfiant.

Au fur et à mesure que l’on marchait sur le sentier, nous étions subjugués par la beauté des lieux. Une nouvelle découverte totalement inédite pour nous. Un peu plus haut, il faut longer un cours d’eau d’où l’on peut observer de petites chutes d’eau avant de déboucher sur le cirque. Coincés au milieu de ces montagnes, on avait l’étonnante sensation d’avoir fait un bon dans le temps et dans l’espace. Accompagnés de l’application Explora qui offre des visites guidées des parcs nationaux canadiens sur smartphone, nous avons appris que l’on marchait en réalité sur l’envers du manteau terrestre qui s’était renversé sous l’effet de déplacements tectoniques. De couleur vert sombre en profondeur, cette roche ferreuse prend cette teinte orangée au contact de l’oxygène, qui la fait tout bonnement «rouiller». Nous ne pouvions pas être plus ravis pour clôturer notre dernière journée, que de découvrir ce lieu si singulier et passionnant!


Nos informations bonus: le Parc National du Gros-Morne!

• Site officiel du Parc National du Gros-Morne
• Un pass annuel par personne pour les tous les parcs nationaux canadiens à 67,70 $CAD.
(Sinon vous pouvez également acheter un pass pour un parc spécifique qui vous coûtera environ 30 $CAD. C’est selon le parc.)
• Le Koa Campground vous coûtera 23,50 $CAD pour un emplacement avec services inclus. Le douche est gratuite et sans limitation de durée.
• Le Gros Morne est un parc très étendu, il faut parfois plus d’une heure pour rallier un sentier. Certaines routes ont aussi des pourcentages de dénivelé très élevés et selon votre véhicule, vous pourriez mettre encore plus de temps que ce que votre GPS vous annoncera.
• Application Smartphone audioguide Parcs Nationaux du Canada: Explora
• Le petit bar CAT STOP à Norris Point pour boire une bière et découvrir une ambiance avec des locaux!

Était venu ensuite notre dernier jour sur l’île et comme pour nous pousser à partir, la température avait encore un peu plus chuté cette nuit là…. Dès les premiers kilomètres en direction de Port-Aux-Basques, une tempête de neige s’était invitée… Il nous fallait quitter au plus vite le Gros-Morne et les montagnes, sous peine d’être retardés et de louper notre ferry du soir. Arrivés à l’embarcadère de la Marine Atlantic sans encombre en fin de journée, nous attendions le signal qui nous inviterait à monter à bord.

Au petit matin, nous avons foncé dans le salon lounge pour admirer le lever du soleil et nous booster avec un café brûlant! Débarqués à North Sydney en Nouvelle-Écosse, il nous restait alors à ce moment quelques 1500 km à parcourir pour rentrer à la maison. Le temps n’était pas au beau fixe, la brume et la pluie nous ralentissaient mais nous avions dès lors tout notre temps finalement, plus rien ne pressait, notre mission était accomplie, nous avions approché des icebergs tout droit descendus du grand nord et avions pu capturer les images recherchées pour la réalisation de notre film.

Alors que les kilomètres défilaient, nous étions l’un et l’autre plongés dans nos pensées et nous prenions peu à peu conscience que nous avions une fois de plus vécu une histoire incroyable ensemble. A l’aube de notre onzième année de vie commune, nous nous étions lancés un défi un peu fou! Nous étions partis à la chasse aux icebergs, aux confins de l’est canadien et nous en revenions le cœur totalement chamboulé. On dit que les voyages forment la jeunesse et en ce qui nous concerne, nous pouvons sans aucun doute dire que les voyages renforcent l’amour!

Merci de votre lecture et à bientôt pour de nouvelles aventures!

Retrouvez ci-dessous le budget, le matériel utilisé, une nouvelle façon de manger sur la route, le film, des liens utiles!

NOTRE BUDGET!

Le budget est la partie la plus rationnelle et pourtant la plus subjective! Il dépend en grande partie de votre façon de voyager, de consommer, de vous déplacer, etc.
Il faut néanmoins reconnaître que l’Île de Terre-Neuve n’est pas une destination bon marché, comme c’est le cas de beaucoup d’îles en réalité et de fait, notre budget s’en ressent très clairement!
Mais ne faut-il pas parfois faire quelques sacrifices pour réaliser ses rêves?

Récapitulatif de nos facteurs budgétaires:
6000 Km – A/R depuis Montréal (4 provinces canadiennes) – Van Aménagé GMC SAFARI 2004 – 1 chat – 17 jours de voyage – Végétariens – Hors saison

Quelques éléments de lecture supplémentaires concernant le budget!
• Il faut prendre en compte que nous avons entrepris ce voyage depuis Montréal, pour un total donc de 6000 km. En fonction de votre point de départ, il vous suffira de faire le précieux produit en croix pour connaitre à peu près votre consommation d’essence. Cela dépendra également du modèle de votre véhicule, si vous décidez d’y dormir ou non, etc. (Prévoir sinon au minimum 120$ CAD pour une nuit dans un motel ou un AirBNB. Prix indicatif moyen en hors saison)
• Concernant les activités, c’est la même chose! Comme vous l’avez lu dans l’article, nous avons essuyé un échec lors de notre première sortie en bateau, nous avons donc du en payer une autre. Et si vous n’avez pas de Pass Parcs Nationaux du Canada, c’est un budget à prévoir en plus.
• Pour le budget nourriture également, il faut comprendre que sur une île, tout coûte un peu plus cher! Et si vous êtes vous aussi végétariens, dîtes vous qu’il vous sera très difficile de vous nourrir correctement! C’est pourquoi cette fois-ci nous avons opté pour une technique qui nous a permis de faire de sérieuses économies tout en mangeant sainement! On parle de cette technique juste en dessous!

MANGER SUR LA ROUTE!

Manger sur la route peut parfois s’avérer compliqué. On a pas toujours ni le temps ni l’envie de sortir tout le matériel de cuisine et de se lancer dans une grande préparation. Pour certaines destinations, on ne trouve pas toujours les moyens de s’alimenter comme on le souhaite en respectant ses propres valeurs, ses engagements environnementaux, etc. Et cela peut parfois faire exploser le budget aussi!
Cette fois-ci, nous nous sommes rendus sur une île et qui plus est une île reconnue historiquement pour sa pêche. Après de nombreuses recherches, nous avons compris que la plupart des fruits, légumes et autres céréales étaient importés depuis le continent jusqu’au port international de St-John’s.
Nous sommes végétariens et nous nous sommes alors demandé comment faire pour ne pas générer une demande qui ne correspond pas nécessairement à celle des habitants de l’île?
Adeptes du vrac, nous avons pour habitude de prendre avec nous de nombreux bocaux avec des fruits secs, des graines, des légumineuses, des céréales, etc. Mais cette fois-ci, nous avons pris la décision de pousser le concept encore plus loin en produisant, comme nos grand-parents jadis, des bocaux stérilisés avec nos propres recettes! Gain de temps et d’argent, des produits sains et préparés par nos soins, il ne nous restait plus qu’à faire réchauffer le tout sur la route!
C’était également un très bon moyen d’éviter le plus possible les déchets sur la route. Lors de notre dernier road trip au Canada, nous avions eu la tristesse de voir que la quasi totalité des produits, mêmes les fruits et légumes, étaient emballés dans du plastique, ou au moins marqués d’une étiquette. Avec ce système, nous avons considérablement réduit notre impact!
On partage avec vous ci-dessous les 4 recettes qui nous nous accompagné durant ce road trip!
À vos fourneaux!

BOLOGNAISE VEGAN
RATATOUILLE
GARAM MASALA
CURRY VERT

LE FILM

PARTENAIRE

L'EQUIPEMENT

PANASONIC . LUMIX DMC-G80
G VARIO 12-60 mm f/3,5-5,6 . Tropicalisé

PANASONIC . LUMIX DMC-GM1
G VARIO 12-32mm f/3,5-5,6

GOPRO HERO
Modèle avec boîtier étanche.

LES LIENS UTILES

. TOURISME NEWFOUNDLAND & LABRADOR – office du tourisme officiel: https://www.newfoundlandlabrador.com/
. EXPLORE TNL 
– Site à vocation touristique: https://www.exploretnl.ca/
. PARCS CANADA – Site officiel des parcs nationaux canadiens: https://www.pc.gc.ca/fr/index
. MAPSME – Application GPS utilisable hors connexion: https://maps.me/
. PARK4NIGHT – Application communautaire de stationnement VR: https://park4night.com/
. BUDGI – Application de budget pour voyages: https://budgi.com/
. FIZZER
– Envoi de carte postale en ligne: https://www.fizzer.fr/

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4 Comments

  • Bonjour à vous deux! Très beau récit de voyage! Et superbes photos, surtout des icebergs et de nos côtes battues par le vent! vous avez d’ailleurs fait l’expérience de ce vent très présent chez nous! Merci pour ces images et ce récit!

    • Merci beaucoup pour votre commentaire!
      Nous avons pris un immense plaisir à parcourir cette magnifique île et nous sommes ravis que cela transparaisse dans le récit!
      Le vent! On en a sans nul doute fait le plein pour l’année!
      Une expérience inédite et inoubliable que ces icebergs au large de Joe Batt’s Arm et nous comprenons sans mal l’attachement que les habitants ont pour leur île!

  • wow dingue ! Et ces iebergs on dirait du gros coton, c’est fascinant !
    J’aimerais tellement y aller mais je suis partagée, hiver printemps ?
    Là je vois que vous aviez des restes de neige .. mais est-ce qu’en hiver on pourrait voir aussi les icebergs ?
    En tout cas je garde votre article de côté 🙂

    • Merci beaucoup pour ton commentaire!!! Et désolé de cette réponse tardive, on est en plein déménagement!
      Tout dépend de ce que tu souhaiteras voir et vivre en réalité mais ce qui est sur, c’est que l’on t’encourage à y aller quoi qu’il arrive!
      Si tu souhaites voir des icebergs par exemple, ce sera plutôt de la mi-mai à mi septembre. En hiver, en réalité les fjord sont glacés et il est impossible ou trop dangereux de sortir en mer pour de l’exploration.
      Cela dépendra de ta manière de voyager aussi. Si tu souhaites faire un road trip en van comme nous par exemple, je te déconseille l’hiver à moins d’avoir un véhicule vraiment bien équipé et surtout très bien isolé. Nous avons eu un peu de mal à supporter les -10° de la mi mai alors j’ose pas imaginer l’hiver!!!!
      En espérant avoir répondu à tes questions, n’hésite pas à nous envoyer un mail si tu as besoin de plus d’infos ou de détails qui ne seraient pas dans l’article.

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