22 Août 2017, Paris, aéroport Roissy Charles de Gaulle. C’est ce jour que nous avons choisi pour quitter la France, nos familles et nos amis vers une nouvelle étape de notre vie, un nouveau projet, un nouveau défi. Quelques heures plus tard, c’est avec notre chat Léon dans sa caisse immense, nos deux sacs à dos bien chargés et une valise que nous avons atterri à Montréal des envies et des rêves plein la tête.

Permis de voyage et travail (PVT) en poche, notre aventure sur le sol canadien a démarré dans de parfaites conditions en grande partie grâce à notre amie Violaine. Montréalaise depuis plusieurs années maintenant, elle et sa colocataire Sophie nous ont généreusement accueillis chez elles dans le joli quartier de la Petite-Patrie.

Mis à part le fait qu’il y fait parfois une chaleur étouffante, Montréal en été déborde de bonne humeur ! Les rues sont joliment fleuries par les habitants, les potagers débordent sur les trottoirs, les parcs sont bondés, les oiseaux chantent, la vie y est douce, tout simplement.

En seulement quelques jours, nous sommes définitivement tombés sous le charme de la Petite-Patrie. Intimiste et familiale, comme un grand village où tout le monde se connaît, se salue et se sourit. C’était aussi un coup de cœur pour les petits immeubles de deux ou trois étages seulement, avec leurs façades de briques rouges typiques et leurs escaliers en fer forgé. Alors que tout semble identique au premier abord, tout est finalement très différent au second regard et c’est ce qui donne le cachet singulier et unique des rues de Montréal. Les sonnettes des bicyclettes qui tintent au passage, les écureuils qui grimpent dans les arbres à toute vitesse, les chats qui se promènent un peu partout dans l’attente d’une petite caresse…une agréable sensation de plénitude en milieu urbain !

Durant deux semaines, nous avons profité le plus possible de la ville, essayant de l’apprivoiser et de nous en imprégner. Nous avons déambulé dans le Vieux-Port, grignoté au marché Jean-Talon, arpenté le parc du Mont-Royal, découvert les soirées festives du Quartier Latin, et flâné dans les vide-greniers et jolies rues du Mile-End et du Plateau, quartiers tant prisés par nos compatriotes français !

Cependant, nous gardions en tête notre objectif principal : trouver le van qui nous accompagnerait sur la route de notre premier voyage au cœur de l’été indien canadien. Après seulement quelques recherches, nous avons eu un coup de cœur pour le petit fourgon GMC Safari d’un couple de deux aventuriers belges, Vio et Martin, partis à la conquête du Canada et des Etats-Unis pendant près de cinq mois ! Repéré depuis la France sur le groupe Facebook des PVTistes à Montréal, il nous aura suffit d’une rencontre et de quelques minutes pour comprendre que nous avions trouvé le van idéal pour cette aventure ! Nous avons par la même occasion trouvé deux nouveaux amis et c’est avec plaisir que nous les avons écoutés nous compter le récit de leur fabuleuse épopée autour d’une bonne bière !

Et c’était fait ! En 24h, le van était à nous, immatriculé et assuré.
~ Il faut saluer l’efficacité et la simplicité des démarches administratives à la SAAQ du Québec! ~
Un coup de peinture et quelques aménagements décoratifs plus tard, c’est le cœur vaillant que nous entamions seulement quelques jours plus tard les premiers instants d’un voyage qui nous conduira sur plus de 7200 km à travers quatre provinces de l’Est du Canada !
Attachez vos ceintures !

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Premier arrêt à seulement 150 km de Montréal, le Parc National du Mont-Tremblant. Qui dit premier arrêt dit première nuit et pour nous la découverte d’une toute nouvelle organisation de vie et d’une nouvelle problématique : où stationner pour passer la nuit ?

~ Le canada jouit d’une communauté assez dense de voyageurs en Camper Van. Compte tenu des distances gigantesques à parcourir, il s’agit là du seul moyen pour découvrir le Canada dans de bonnes conditions. Les autorités sont donc bien plus tolérantes qu’en France par exemple et il existe donc beaucoup d’endroits où se garer, des parkings dédiés aux VR (véhicules récréatifs), des campings, ou encore les parkings de centre commerciaux comme WALMART et SOBEY’S qui acceptent les stationnements de nuit. Il est aussi possible de se référer à des applications comme par exemple Park4Night qui recense en plus des lieux « homologués », des lieux plus insolites saisis par les voyageurs. Il est à noter également qu’à ce sujet, le modèle de votre véhicule peut sensiblement vous simplifier la vie. S’il ne présente pas l’aspect d’un Camper Van mais plutôt celui d’un fourgon, les options seront beaucoup plus nombreuses! ~

Cette première nuit fut pour le moins agitée ! Après plusieurs minutes à tourner et chercher le spot idéal, nous avons fini sur le parking de la bibliothèque de Mont-Tremblant-Village, un bel endroit au bord du Lac Mercier. Après la satisfaction d’être enfin posés, était venue ensuite la peur d’être délogés ou de gêner les habitants. Des sentiments qui, nous vous rassurons, disparaissent assez rapidement par la suite une fois qu’on a pris l’habitude. Tandis que la pluie faisait rage dehors, nous étions en train de préparer notre premier dîner, tout excités par ce début d’aventure; mais c’était sans compter sur la belle fuite d’eau au niveau de la porte arrière qui inondait littéralement notre lit… Munis de rouleaux de scotch et de sacs plastiques, nous avons tant bien que mal réussi à colmater la fuite et c’est un peu anxieux que nous avons fini par nous endormir dans des draps humides !

Heureusement, le soleil était bel et bien au rendez-vous le lendemain matin et nous avons, contre toute attente, plutôt bien dormi ! Direction Tremblant pour démarrer notre première ascension, celle du fameux mont du même nom. Cette station de ski très chic avec ses boutiques de luxe et son casino bondé l’hiver propose aussi de belles randonnées l’été.

Plusieurs sentiers sont possibles, dans la forêt ou sur les pistes, afin d’accéder au sommet et profiter du superbe panorama à 360° sur les Laurentides et le Lac Tremblant. Nous avons opté pour la piste du « Grand prix des couleurs »: dégagée et offrant un beau point de vue panoramique progressif sur le lac. Cela dit, il faut s’accrocher sur la deuxième partie car elle est assez raide ! La descente quant à elle fut beaucoup plus douce, optant pour un sentier de forêt, rythmé par un ruisseau et le chant des oiseaux.

Exténués par cette première ascension, nous avions cette fois-ci opté pour le parking P3 à proximité de la station et réservé justement aux VR et camping-cars. Nous étions seuls, au calme et entourés de forêt, la nuit s’annonçait bien plus douce que la veille. Nous préparions tranquillement le dîner dehors en goûtant nos premiers agréables instants de #vanlifer. C’est une fois la soirée terminée, alors que nous étions en train d’installer le lit que le programme a basculé: Léon, profitant d’un moment d’inattention en a alors profité pour sauter hors du van… Et quelques secondes plus tard, apeuré par cet environnement inconnu, il s’est enfui paniqué dans la forêt… Il était 21h et la nuit était tombée. Trouver un chat noir à la lampe torche dans une forêt sombre semblait définitivement tout bonnement impossible… Bravant la possibilité de voir surgir tout type d’animal à notre porte, nous avons laissé la porte latérale du van un peu ouverte malgré le froid de cette nuit en montagne. A ce moment, nous le pensions perdu… Désespérés et profondément tristes, alors que nous avions perdu tout espoir, c’est à ce moment précis que nous avons fini par entendre un petit miaulement fébrile aux premières lueurs de l’aube… Et le voilà qui sautait finalement dans le van ! Hourra ! Il avait fini par retrouver son chemin ! Le serrant fort dans nos bras, épuisés de cette nuit d’angoisse mais surtout soulagés et heureux, nous avons fini par nous assoupir quelques heures sans nous en rendre compte tandis que le soleil tapait sur la carrosserie et réchauffait peu à peu l’habitacle.

Suite à cet événement inattendu, nous nous sommes octroyés une nuit de repos au Moutain Vew Inn sur la commune de Saint-Jovite afin de pouvoir repartir du bon pied ! Un motel vintage et vraiment abordable pour les Laurentides, resté dans son jus avec un propriétaire suisse atypique. ~ Compter 85 $CAD environ taxes comprises pour une nuit. ~ Avec de la chance, vous pourriez même y croiser une biche, une mouffette ou un raton laveur en sortant de votre chambre! Ce qui est sûr c’est que vous rencontrerez Mister Peaky, le chat du gérant !

En prenant la route le matin suivant, nous avons fait une halte à quelques minutes de là, au Petit Hameau. Un joli petit ensemble de cabanes de bois colorées pareilles à des maisons de poupées, qui offrent un endroit charmant pour prendre un verre le soir ou en ce qui nous concerne, un bon café chaud !

Nous avions prévu à l’origine d’emprunter la direction du Parc National de la Mauricie, mais la météo capricieuse nous aura malheureusement poussés à rouler directement vers Québec.
Arrivés dans la ville, c’est sur le parking de l’Aquarium que nous avons élu domicile pour la nuit. Peu accueillant, une allure de terrain vague boueux avec cette pluie incessante, proche d’un échangeur autoroutier… mais gratuit ! À la nuit tombée, la pluie faisait toujours rage et nous étions seuls sur le parking jusqu’à ce qu’une voiture s’approche de nous en roulant au pas et plein phares… c’était un contrôle de Police ! Un peu anxieux, nous avons ouvert la porte latérale et découvert la lumière aveuglante de la lampe torche, dissimulant le sourire bienveillant d’un policier rassurant, amusé de nous trouver en pleine préparation culinaire dans notre « joli camper van bien équipé ». C’était à se demander si nous pouvions passer une nuit tranquille !

C’était un autre parcours du combattant qui nous attendait le lendemain matin. Le centre ville de Québec est très dense et il y est très difficile pour ne pas dire impossible d’y trouver un parking ouvert aux non résidents et encore moins gratuit. ~ Pour information, le parking George VI proche du parlement est ouvert aux visiteurs mais très souvent plein. Compter 12 $CAD pour le stationnement. ~
Après avoir tourné près d’une heure, nous avons vécu un autre de ces moments improbables que le voyage vous offre! Deux policiers ayant sans nul doute repéré notre « détresse » nous ont tout bonnement escortés, gyrophares allumés, pendant près de 10 minutes vers un parking payant mais ouvert aux véhicules récréatifs, à deux pas du centre ville et avec une vue imprenable sur la Marina ! Ils pousseront même leur gentillesse encore plus loin en vérifiant les prix du dit parking! Bluffant! ~ Compter 16 $CAD pour 24h. Encore une fois, le prix peut varier en fonction de votre véhicule. Plus d’informations sur le site INDIGO ~

Nous avons passé une agréable journée à flâner dans les ruelles du Vieux Québec, à visiter les incontournables comme Fairmont le château Frontenac, les différentes églises ou encore les immeubles historiques et renommés comme l’Hôtel Clarendon et l’Édifice Price. Mais notre envie farouche de nature non assouvie suite à l’exclusion de la Mauricie de notre parcours, nous a finalement poussés à reprendre la route très rapidement.

Quittant la ville de Québec, nous avons fait une halte au Parc de la chute Montmorency. ~ Compter 12 $CAD pour le stationnement et l’accès au parc et à la chute. ~ Lieu très touristique et très fréquenté par défaut, le parc verdoyant du sommet reste néanmoins très agréable par une journée ensoleillée et la puissance des chûtes est vraiment fascinante à contempler!
~ Vous pouvez admirer la puissance de la chute à 1’51 dans notre film FALLIN’ IN FALL ~

À première vue, rien ne nous prédestinait à nous arrêter sur l’Île d’Orléans. C’est une proposition de lieu alléchant derrière une église avec une vue imprenable sur le Fleuve Saint-Laurentconseillée par notre application, qui nous a poussés à découvrir cette charmante île. Sans le savoir, nous étions donc en route pour ce qui s’avérera un de nos meilleurs « spot de dodo » du voyage, sans aucun doute! Cette jolie petite île résidentielle face à Québec est un véritable havre de paix. La route qui ceinture l’île est ponctuée de maisons en bord de fleuve avec des jardins fleuris et colorés. On oscille entre des paysages boisés, des clairières et des champs de fraisiers. C’est également ici, sur le parking de cette charmante petite église, que nous avons assisté à notre premier lever de soleil sur le Saint-Laurent. Levers de soleil qui sont, et il est bon de le rappeler, classés parmi les plus beaux du monde! Ressourcés après ce moment de grâce, nous avons repris la route, sans pour autant oublier de nous délecter d’une délicieuse barquette de fraises locales, la spécialité de l’île!

Longeant le haut Saint-Laurent depuis Montréal jusqu’à la Malbaie, nous avons ensuite bifurqué vers le Nord en direction du Saguenay avec une escale à Chicoutimi. Garés sur un parking à proximité de la rue principale, nous avons passé la soirée dans le très sympathique coffee shop Cambio. Une coopérative de travail qui brûle son café au milieu de la salle et propose de délicieux plats végétariens. Nous avons tellement apprécié l’endroit que nous y sommes retournés le lendemain matin pour y goûter le café « Homemade » et y travailler toute la matinée avant de reprendre la route.

Alors que nous remontions le fjord pour traverser à Saguenay, nous avons décidé de pousser jusqu’au Lac Saint-Jean pour déjeuner.
Installés sur une grande étendue de pelouse verte à Saint-Henri-De-Taillon, nous avons profité d’une vue imprenable sur le lac tout en dégustant un succulent “Tofu Général Tao”! ~ Ce n’est pas parce qu’on est sur la route qu’il faut se refuser une petite recette de temps en temps! La recette d’un de nos cuisiniers vegan préféré, Québécois de surcroît: lacuisinedejeanphilippe ~
Même Léon a pu s’y dégourdir les pattes quelques minutes !
Après un crochet par la Marina en contrebas pour admirer le lac de plus près, nous avons repris notre route en direction de Tadoussac.

La route 172 qui longe la rive nord du Saguenay est absolument magnifique. Vallonnée, verdoyante et des sapins à perte de vue, elle est ponctuée de lacs et serpente aux cotés d’une petite rivière. Le temps d’un ride, elle donne un aperçu tellement prometteur de la région que l’on s’y voyait déjà revenir pour en profiter mais cette fois-ci à pied et en canoë.

Pris par le temps, nous ne sommes arrivés au Camping Tadoussac qu’à la nuit tombée et ce n’est qu’au petit matin que nous avons découvert la vue en face de notre emplacement… Subjugués par la beauté d’un nuage de brume glissant entre les rives de la baie, nous n’étions qu’aux prémices d’une belle journée.
~ Une nuit dans un camping nous permet entre autres choses de prendre une bonne douche chaude (ou froide, c’est selon les campings !), de recharger les batteries de tout notre matériel, de remplir nos réserves d’eau, ou de faire une lessive. Cependant, il n’est pas forcément obligatoire d’y passer la nuit pour profiter des commodités, c’est au bon vouloir de chaque gérant de camping. Comptez de 2 à 4 $CAD pour la douche en fonction de votre rapidité et 5$ pour un cycle lavage et séchage de linge.
Comptez 35 $CAD taxes comprises pour le camping Tadoussac sans services et hors douche. (Prix variable selon la saison) 
~

Le Camping Tadoussac est directement lié à la compagnie de Boat Tours Essipit localisée à Les Bergeronnes. Nous avons donc réservé notre zodiac pour le lendemain matin dès notre arrivée au camping. ~ Compter 58 $CAD HT par personne pour une sortie en zodiac de 12 personnes d’environ 3h. (Prix variable selon la saison) ~
Équipés de nos tenues imperméables fournies par la compagnie, nous avons pris le large à vive allure à la recherche des baleines, le cœur palpitant. Après une heure de navigation dans une brume épaisse, silencieuse et intimiste, le soleil était finalement apparu pour notre plus grand bonheur.

Deux baleines à bosse un peu réservées s’étaient alors montrées, nous laissant apercevoir un bout de leur queue et une partie de leur dos. Instant furtif, nous en garderons précieusement le souvenir dans nos mémoires! Un peu plus tard, nous avons eu également la chance d’admirer une colonie de phoques gris beaucoup moins farouche, s’approchant très près de notre zodiaque pour un ballet très amusant de tête et de corps de plusieurs minutes! Et finalement, alors que nous entamions le voyage de retour, un beau petit Rorqual a fait son apparition en nous montrant sa nageoire dorsale! Quel spectacle! Trempés et frigorifiés, nous étions ravis de cette nouvelle expérience auprès de ces majestueux animaux marins. La nature vous donne à voir ce qu’elle souhaite et il faut savoir savourer le moment présent.

Comme si la journée n’avait pas été assez palpitante, nous avons eu la chance de passer la soirée sur les dunes de sable de Tadoussac. Un magnifique endroit pour passer la nuit en van ~ Gratuit ~ avec une vue littéralement incroyable sur le Saint-Laurent et un ciel dégagé rempli d’étoiles. Il y a de grandes chances pour que vous ne soyez pas les seuls campeurs, l’occasion donc de faire des rencontres autour d’un feu de bois!

Réveillés aux aurores, mère Nature nous a même offert un lever de soleil flamboyant, sans nul doute un des plus beaux qu’il nous ait été donné de voir de notre vie… Fascinant!
~ En poursuivant notre route, nous avons fait un arrêt au Centre d’interprétation et d’observation du Cap-de-Bon-Desir. Un tout petit sentier vous mènera jusqu’à la côte de laquelle vous pourrez peut-être apercevoir des baleines et sans nul doute des phoques ! C’est l’endroit idéal pour ceux qui n’ont ni l’envie ni les moyens de s’offrir une sortie en bateau! ~

C’est à Forestville que nous avons passé la nuit dans l’attente du ferry qui nous mènera à Rimouski sur la péninsule de la Gaspésie. Une nuit pour le moins angoissante passée sur un truckstop à l’arrière d’une station essence… !
La traversée s’est effectuée en toute simplicité et nous avons même eu la chance de pouvoir observer une famille de bélugas.
~ Pour la traversée Forestville-Rimouski, compter 46 $CAD HT pour le véhicule et 27 $CAD HT par adulte. ~

Arrivés à bon port, nous avons passé l’après midi et la nuit dans le confort du camping Rimouski. Accueil chaleureux, équipements au top, douches propres, salle commune avec tables de billard et coin lecture. L’endroit idéal pour se relaxer avant d’attaquer la Gaspésie ! Léon en profitera même pour se dégourdir les pattes en s’échappant une seconde fois dans la nature ! Cette fois-ci nous étions plus sereins vu le contexte environnant mais nous n’avons pas pu nous empêcher d’être un peu inquiet qu’il ne revienne pas…
~ Compter 35 $CAD taxes comprises pour le camping Rimouski sans services et hors douche. (Prix variable selon la saison) ~

Dès le lendemain matin, nous avons pris la route en direction de Saint-Narcisse-de-Rimouski pour arpenter les sentiers de randonnée au bord des chûtes du Canyon des Portes de l’Enfer. ~ C’est un Parc d’exploitation privé régional, compter 14 $CAD taxes comprises pour l’accès. (Prix variable selon la saison) ~
Bien que ce ne soit pas la meilleure saison pour y observer les chûtes, avec un débit inexistant à cette époque de l’année, cela n’a rien enlevé à notre enthousiasme. Le site offre une marche au cœur de la forêt absolument magnifique, d’autant plus belle aux couleurs pourpres et orangées de l’automne. Des marécages, des érables à perte de vue, de superbes points de vue sur les gorges et le canyon, la passerelle de bois la plus haute du Québec, et pleins d’autres choses.
~ Nous avons eu un véritable coup de cœur pour cet endroit, tant et si bien que le premier tableau de notre film FALLIN’ IN FALL y est entièrement consacré. De 1’05 à 1’50. ~

S’il nous fallait choisir une route à refaire, ce serait sans nul doute la 132. Elle suit toute la côte de la Gaspésie et les paysages y sont aussi beaux que variés. Des villages côtiers typiques, des arbres rougissant, des champs d’éoliennes, des falaises de pierre noire et le Saint-Laurent qui se transforme peu à peu en océan…
~ Il faut saluer la qualité des infrastructures mises en place. La plupart des villes côtières proposent chacune une petite halte municipale avec des sanitaires à disposition. Le stationnement de nuit pour les VR ou les campeurs y est interdit, mais tout dépend encore une fois de l’allure de votre véhicule et de la saison. Et malgré un incident en 2016, il faut également y noter la qualité de l’asphalte, ce qui n’est pas peu dire pour le  reste du Québec! ~

C’est à une quarantaine de kilomètres de Gaspé, à l’entrée du Parc National de Forillon que nous nous sommes arrêtés pour une nuit revigorante bercée par une pluie battante un camping Griffon! La brume matinale ajoutée à la bruine légère nous a révélé toute la beauté des couleurs automnales de la route au cœur du Parc. Nous avons cependant décidé de remettre notre randonnée au lendemain et de nous retrancher au chaud dans une ambiance cocooning au Café des Artistes pour y travailler et planifier la suite du voyage.
~ Compter 30 $CAD taxes comprises pour le camping Griffon sans services et hors douche. (Prix variable selon la saison) ~

Le Parc de Forillon offre de belles randonnées variées et en amateurs invétérés de panorama, nous avons opté pour l’ascension du Mont Saint-Alban. Le chemin au cœur de la forêt y est tout bonnement féerique et le sommet offre une vue imprenable sur le cap et l’ensemble du parc. Il faut signaler à nouveau la qualité irréprochable des infrastructures proposées par les Parcs Canada. Les sentiers sont dégagés, les passerelles et tours d’observation sont très bien entretenues.

La route 132 nous a ensuite menés dans la charmante petite ville côtière de Percé, connue pour son rocher en forme de cheval à tête baissée et le Parc National de l’île Bonaventure et du Rocher Percé. Une fois de plus, nous profiterons ici des joies de la hors saison en nous stationnant sur le parking en face de l’office du tourisme, au bord de l’eau avec vue sur le « rocher percé » et l’île Bonaventure. C’est un de ces nombreux cas où l’allure de notre van a nettement penché en notre faveur pour un « spot de dodo »en toute discrétion.

À peine réveillés, nous avons embarqué sur le bateau en direction de l’île Bonaventure. La traversée s’est faite dans un épais nuage brumeux, nous privant de la vue sur le rocher Percé tout en nous plongeant dans une ambiance mystique et envoûtante. La découverte des falaises rouges de l’île était captivante, avec ses milliers de Fous de Bassans en vol et nichés dans les parois, les phoques allongés sur les rochers comme des sculptures. Nous avons même eu la chance d’être salués par une baleine et d’être escortés par un énorme requin pèlerin jusqu’au débarcadère de l’île pour clore le spectacle ! Irréel !
~ Compter 35 $CAD HT par adulte pour la croisière et l’accès à l’île. (Prix variable selon la saison) ~

Une fois sur l’île, nous avons opté pour le sentier des colonies qui traverse l’île et mène directement à la colonie des Fous de Bassan. Ce sentier est très riche, avec une belle biodiversité, des fleurs, des sapins et on a le plus souvent la tête baissée pour admirer les détails de la végétation. À mesure que l’on se rapprochait de la colonie, le son des fous se faisait de plus en plus assourdissant et l’odeur des fientes de plus en plus forte. Une fois au bout, nous avons découvert un spectacle stupéfiant ! Des milliers d’oiseaux battant des ailes, poussant des cris stridents et une odeur étouffante ! On les a observé longuement, plongeant de plusieurs mètres bec en avant dans l’eau comme une flèche pour rapporter du poisson frais à leurs « oisillons » encore duveteux. Nous sommes restés sur place un bon moment pour contempler ce tableau, témoins d’une migration instinctive.

Puis nous avons entamé le chemin de retour par le sentier côtier du Roy avec son maquis protégé, ses maisons traditionnelles abandonnées et la vue dégagée sur le continent et le rocher Percé. En toute fin de chemin, nous avons eu la chance de faire la rencontre d’un magnifique renard roux peu farouche qui nous ouvrira la voie pendant plusieurs mètres. Un instant privilégié et silencieux, comme pour clôturer cette magnifique journée.

~ Cet endroit restera un des plus beaux que nous ayons visité durant notre voyage, tant et si bien que le second tableau de notre film FALLIN’ IN FALL y est presque totalement consacré. De 1’59 à 2’35. ~
De retour sur la terre ferme, nous avons savouré une pinte de bière bien méritée dans la fameuse micro brasserie PIT CARIBOU. Ambiance “saloon” et vintage au programme !

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons repris la route en direction cette fois-ci de la ville de Bonaventure. Le temps d’une halte dans la petite ville de New Carlisle, nous avons savouré un délicieux chocolat chaud dans le charmant Café Luna. Ambiance chaleureuse idéale en cette fraîche journée d’automne. 

Après avoir passé la nuit sur une halte municipale à Paspébiac, nous avons embrayé de bon matin jusqu’à Cime Aventure pour une journée de randonnée en Canoë. À cette période de l’année, le niveau de l’eau est assez bas et il faut s’attendre à slalomer entre les rochers et à porter son canoë assez souvent! Cela n’aura rien enlevé au charme de cette descente de près de 20 km. L’eau de la rivière y est translucide et d’un bleu indigo par endroits. Entourés de sapins et bercés par le clapotis de l’eau, nous y avons passé un moment vraiment très agréable.
~ Compter 35 $CAD HT pour le camping Cime Aventure, sans services et hors douche. (Prix variable selon la saison) et compter 50 $CAD HT par adulte pour la randonnée libre en canoë de 20 km. ~

C’est au Parc National de la Gaspésie, que nous avions prévu initialement de visiter en partant de Rimouski mais que nous avons du décaler dans notre itinéraire à cause du mauvais temps, que nous avons achevé notre road trip dans la région du Québec. Cette fois-ci le beau temps était au rendez-vous et nous avons pu remonter la péninsule en direction du parc. Une aubaine. La route 299 est vraiment magnifique et nous avons même eu la chance d’y apercevoir un jeune orignal en train de s’abreuver dans la rivière qui serpente le long de la route.
Arrivés au parc en milieu d’après midi, nous avons directement entamé l’ascension du Mont Ernest-Laforce. Idéale à faire au soleil couchant, la lumière y est douce et révèle une végétation très dense en partie basse. Les plus chanceux pourront avoir la chance d’y voir des orignaux, mais ce ne fût pas notre cas cette-fois-ci… Le panorama au sommet offre quant à lui une vue impressionnante sur des dizaines de kilomètres aux alentours.

Nous avons un peu traîné sur ce sentier et c’est au crépuscule que nous avons du emprunter une piste de terre sur plus de 70 km jusqu’à rallier le camping du Mont-Jacques-Cartier. Aux joies du hors saison peuvent parfois s’ajouter quelques frayeurs! À cette époque, le personnel est restreint et c’est donc seuls que nous passerons la nuit dans un camping vide, plongés dans le noir au cœur de la forêt…
~ Il faudra ici noter la qualité des sanitaires entièrement boisés offrant eau chaude à volonté et chauffage ! Ce qui est assez rare pour être mentionné! Compter 29,75 $CAD HT pour le camping du Mont Jacques-Cartier sans services et douches comprises~

Debouts à l’aube par une matinée brumeuse à nouveau, un bus jaune typique nous attendait pour nous emmener au départ du sentier du Mont-Jacques-Cartier

Ce sentier est un peu plus technique que ceux empruntés jusqu’à maintenant. Il présente un fort dénivelé et mieux vaut être entraîné. Il est également réputé pour l’observation des caribous

Malheureusement, nous ferons la majeure partie du sentier dans le brouillard et la visibilité descendra même jusqu’à une petite trentaine de mètres environ une fois au sommet. À cette hauteur, il n’y a plus aucune végétation, le sol est essentiellement constitué de rochers et de cailloux et il serait aisé de s’y perdre dans ses conditions sans les multiples cairns disposés le long du sentier. Au refuge situé au sommet, nous avons pu nous réchauffer un peu. Quelques randonneurs avaient lancé un feu dans le poêle pour se réchauffer avant de continuer leur trek qui s’étalait sur trois jours. 

A défaut d’avoir pu observer des caribous, cette brume nous aura permi de nous connecter bien plus à l’environnement. Appréciant les détails de la végétation, les couleurs, les formes mais aussi les odeurs.

De retour sur la route, c’est à Carleton-sur-Mer qu’a pris fin notre découverte du Québec et de la Péninsule de la Gaspésie. Bien au chaud au Motel l’Abri, profitant d’un lit king size et d’une bonne douche, nous préparions déjà la suite de notre voyage, cap sur le Nouveau Brunswick et bien plus encore! ~ Compter 120 $CAD taxes incluses pour une nuit au Motel l’Abri selon saison ~

Sans nous en rendre compte, nous entamions déjà le 20ème jour de notre aventure FALLIN’ IN FALL…

LE FILM

L'EQUIPEMENT

PANASONIC . LUMIX DMC-G80
G VARIO 12-60 mm f/3,5-5,6 . Tropicalisé

PANASONIC . LUMIX DMC-GM1
G VARIO 12-32mm f/3,5-5,6

GOPRO HERO
Modèle avec boîtier étanche.

LES LIENS UTILES

. QUEBEC ORIGINAL – Site touristique officiel du gouvernement du Québec: https://www.quebecoriginal.com/fr-ca
. SEPAQ – Service des Etablissements de Plein Air du Québec: https://www.sepaq.com/
. PARS CANADA
– Site officiel des Parcs Nationaux Canadiens: https://www.pc.gc.ca/fr/index
. MAPSME – Application GPS utilisable hors connexion: https://maps.me/
. PARK4NIGHT – Application communautaire de stationnement VR: https://park4night.com/
. BUDGI – Application de budget pour voyages: https://budgi.com/
. FIZZER
– Envoi de carte postale en ligne: https://www.fizzer.fr/

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